A quoi correspondra le travail en 2050 ?

Prenons le temps de réfléchir à un futur proche : 2050.

En 2050, les démographes s’accordent pour dire que nous serons plus de 9 milliards sur terre, un accroissement démographique spectaculaire qui sera suivi d’une stagnation de la population due à l’amélioration des conditions de vie, l’accès croissant à l’éducation, un meilleur contrôle des naissances, etc. Le sujet est passionnant (comment allons-nous nourrir cette population, la loger, la fournir en énergies ?), mais ce n’est pas le sujet de cet article.

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En 2050, la robotique, l’automatisme et l’informatique auront fait de leur côté des bonds spectaculaires. La plupart des métiers répétitifs seront réalisés par des machines. Contrairement aux idées reçues, la robotisation n’épargnera personne : ni les métiers ouvriers, ni les métiers dits « intellectuels ». Pèle-mêle, les caissiers, les traders, les soudeurs, les statisticiens, les data scientists, etc. En plus de remplacer purement et simplement certains métiers, l’informatique va faciliter à un tel point le travail qu’elle réduira inexorablement le besoin de main d’oeuvre humaine. Il y a là aussi un sujet éthique passionnant, bien que je crois que cette évolution (révolution ?) est inéluctable.

Le sujet de cet article consiste en cette question : comment peut-on, si l’on reprend la notion du travail tel que nous la connaissons, imaginer une société de 2050 où nous serons à la fois beaucoup plus nombreux, et où le travail sera rare, puisque réalisé par des machines ?

Cette première question en appelle une foule d’autres :

  • Comment pourrait-on gérer une société où seule une minorité de gens seraient des travailleurs (au sens actuel du terme) ?
  • Quel serait la place de la majorité qui ne travaillerait pas ? Quel serait son rôle pour la société ?
  • De quels concepts économiques autres que la valeur travail pourrions-nous disposer pour évaluer le rôle, l’impact de cette majorité ? La valeur créativité ? La valeur philosophique ?

Je n’ai aucune réponse à ces questions et cet article se veut être la base d’une réflexion que j’espère collective. Sans sombrer dans le négativisme, sans s’empêtrer d’idéologies, je pense que cette problématique est un réel défi à moyen-terme car en 2050, ma génération aura une soixantaine d’année, et ces problèmes sociétaux seront les nôtres. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une question existentielle.

N’hésitez pas à commenter pour donner votre point de vue, vos idées, vos remarques !

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Louis Derrac

Responsable Développement Éducation chez Tralalere, je suis passionné par l'éducation, la politique et adeptes de débats sans fins.

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