Hollande président : L’espoir, c’est maintenant.

C’est donc sans grande surprise que François Hollande a été élu, ce dimanche 6 mai, président de la 5ème république française. Après 17 ans (12 de Jacques Chirac, 5 de Nicolas Sarkozy) de droite au pouvoir, c’est le temps de l’alternance. La France la souhaitait, elle va désormais pouvoir la savourer. Et sans doute en juger.

Source image : Pôle pote emploi

Il s’est déroulé une campagne qu’il est difficile de décrire en quelques mots (sans doute nous faudra-t-il plus de recul pour un tel exercice). Elle a porté à la victoire l’homme normal sur l’homme d’excès, l’homme providentiel sur l’homme porteur d’un (mauvais) bilan.

François Hollande hérite d’une France fracturée, divisée, désillusionné (et en plus ruinée). Les attentes des Français sont énormes. Il le sait. Il est difficile de s’imaginer quelle est la première réaction d’un homme qui vient d’être élu à la plus haute fonction de l’état : joie, fierté… ou poids des responsabilités.

Un mandat extrêmement dur s’ouvre pour François Hollande. Tout d’abord compte tenue des défis qu’il lui faut relever : redressement de la compétitivité bien sûr, définition du rôle de la France dans l’Union Européenne et dans le monde, mais aussi éducation, intégration de l’immigration, formation des jeunes, etc. Extrêmement dur aussi parce qu’après avoir flagellé Nicolas Sarkozy et la droite sur ses excès (quelques mots clés : Rolex, Fouquet, Bolloré, « casse toi pov’con », etc.), il a intérêt d’être irréprochable. Oh bien sûr, il a dit et répété qu’il le serait. Reste à voir s’il le sera – l’exercice du pouvoir a changé plus d’un homme. Et au moindre faux-pas, la droite (et sans doute d’autres) ne le ratera pas.

Revenons tout de même sur quelques éléments qui me semblent clés dans cette campagne :

– Campagne anti-Sarkozy : s’il y a un point (ce n’est sans doute pas le seul) où je suis entièrement d’accord avec NS, c’est que cette campagne s’est jouée à tous contre lui. Tous, ce sont les partis d’opposition bien sûr, mais aussi les partis d’extrème droite et de centre droit, la presse, beaucoup de chroniqueurs politiques, l’opinion, etc.
– Campagne peu intéressante et parfois même loufoque : pour la mémoire collective, je rappelle que pendant deux semaines (peut-être même trois), les débats politiques qui se succédaient avaient pour thématique principale la question du Halal en île de France (sic).
– Bataille perdue d’avance : c’était mathématique, avec une gauche qui reporteraient toutes ses voix sur Hollande et une extrème droite qui n’appellerait à rien, Sarkozy était perdant au jeu du report des voix.
– Second tour détestable : Sarkozy a peut-être définitivement perdu ma voix sur ce second tour. Trop extrème, beaucoup trop clivant, alors qu’il avait tenté une campagne de réconciliation au premier tour. Détestable et destructeur pour la droite républicaine qui va a mon avis beaucoup souffrir de ces flirts extrêmes.

Il y a sans doute énormément d’autres choses à dire sur cette campagne. N’hésitez pas à livrer votre propre témoignage dans les commentaires. En attendant, « le changement, c’est maintenant » !

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Louis Derrac

Responsable Développement Éducation chez Tralalere, je suis passionné par l'éducation, la politique et adeptes de débats sans fins.

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